À la Bécasse

Au coeur du centre-ville, mais niché dans une petite ruelle, se trouve A La Bécasse, l’un des plus anciens cafés de Bruxelles datant du XIXe siècle.Bien caché
Lors de mes premières tentatives d’aller y boire un verre, sachant plus ou moins où se trouvait le bar, j’ai cherché une petite entrée dans la rue derrière la Bourse. D’une façon ou d’une autre, j’ai chaque fois réussi à passer devant et et à rater chaque fois le “corridor” menant à cet établissement. Je soupçonne les gens faisant la queue devant le magasin de gaufres …. Ils ont fait écran.Mais aujourd’hui, je connais bien Bruxelles, et je constate qu’il est en fait assez facile à trouver. Lorsque je fais visiter cette belle ville aux touristes, j’adore les emmener ici, je me régale de leur surprise lorsqu’ils découvrent ce bar qu’ils ne s’attendaient pas à trouver.La Bécasse est un petit bar, il y a souvent beaucoup de monde. On se demande d’ailleurs comment , sachant à quel point son entrée est discrète, d’où viennent tous ces gens. C’était autrefois un bar où les habitants se rassemblaient … après une dure journée de travail, mais de plus en plus de touristes y ont trouvé leur havre de bien-être.Un des plus vieux cafés à Bruxelles
Il s’agit donc d’un des bars les plus anciens de Bruxelles. Ouvert depuis 1877, A La Bécasse existe depuis 140 ans et la décoration n’a pas changé depuis. Ils ont gardé les lambris en bois d’origine et la décoration pittoresque derrière le bar me rappelle la maison de mes grands-parents. Le nom du bar remonte également à une ancienne tradition, lorsqu’il était de coutume de nommer des bars d’après des noms d’animaux. D’autres bars à Bruxelles, tels que Le Corbeau et La Maison du Cygne, remontent à la même époque. Pouvez-vous penser à d’autres bars de Bruxelles portant des noms d’animaux? Pour ceux qui se demandent d’où vient le nom « La Bécasse » : c’est parce que le premier propriétaire était un chasseur.Que commander?La carte propose de la bière typiquement bruxelloise et des collations traditionnelles et typiquement bruxelloises. Vous pourrez faire votre choix entre différents types de bière Lambic au fut qui sont servis dans des pichets en céramique. La bière Lambic est une fierté de la brasserie Timmermans près de Bruxelles. Ce type de bière se distingue des autres bières en ce qu’elle est fermentée par exposition à des levures sauvages et à des bactéries indigènes de la vallée de la Zenne. Ce processus donne à la bière sa saveur distinctive: sèche, vineuse et cidreuse, généralement avec un arrière-goût acidulé.Si ces bières sont nouvelles pour vous et que vous souhaitez les découvrir, je vous conseille de commander la planche de dégustation. Vous recevez alors quatre bières différentes: Sweet Lambic Timmermans, White Lambic Timmermans, Kriek et Bourgogne des Flanders.Une petite faim ? Le choix est tentant et varié : les traditionnelles tartines bruxelloises (sandwichs de Bruxelles) avec du fromage blanc, du steak tartare, du boudin ou du jambon d’ Ardennes … Ils proposent également des collations plus courantes telles que la lasagne et spaghettis.

Ouvert à la fin du 19e siècle, en 1877, la Bécasse est l’un des plus vieux estaminets de Bruxelles, mais il n’est pas pour autant le plus facile à trouver. Planqué au fond d’une petite ruelle à quelques pas de la Grand-Place et de la Bourse, il est à la fois rustique et jovial. Cet estaminet était à l’époque l’une des haltes favorites des diligences en provenance des quatre coins de la Belgique et conserve aujourd’hui son ambiance si typique du siècle précédent. On aime s’y rendre pour déguster une bière au fût comme les incontournables Lambic doux (Jeune gueuze douce et ambrée) , Lambic blanc, servirent au 1/2 ou au litre dans des brocs en terre cuite émaillée. Dans l’assiette, les fameuses Platte Kaas, les tartines bruxelloises, les Potkaas (une déclinaison de la tartine bruxelloise à base de fromage banc et fromage de Bruxelles) ou encore de tête pressée et des cervelas.

Pour nos amis et voisins français, c’est un « bistrot », pour nous, c’est un authentique « Estaminet » bruxellois (à ne surtout pas confondre avec un « caberdouche » qui désigne un café mal fréquenté).
Si pratiquement tous les Bruxellois de souche le connaissent, les « non-initiés » peuvent passer mille fois à côté sans jamais avoir l’idée d’y entrer.
Une enseigne discrète à l’extérieur, un portail ouvert dans une façade quelconque qui débouche sur une impasse étroite et peu avenante….rien ne laisse présager l’estaminet chaleureux qui s’y cache.
Rien ? Si !A l’entrée de l’impassse, nos pieds ont foulé une curieuse fresque, intégrée aux paves et sertie de cuivre, qui représente une bécasse entourée de chopes de bières et là, tout au fond, une chaude lumière brille derrière une double porte décorée de vitraux surmontée d’une enseigne.
Pourquoi avoir aménagé un estaminet dans un endroit aussi peu visible de la rue ? Tout simplement parce que l’établissement date du début du 19ème siècle et qu’à cette époque, il est bel et bien situé « à front de rue ». Il fait d’ailleurs office d’halte-relais pour les « diligences » en provenance de Hal, Louvain, Vilvorde.
Il aurait même peut-être connu le grand couvent des Récollets (situé à l’emplacement actuel de la Bourse), son église et le cimetière attenant (détruits en 1796).
Par la suite, la rue au Beurre devient un tronçon de l’ancien et très animé « Marché au Beurre » qui entoure l’église Saint-Nicolas et remonte jusqu’à la Grand-Place.
Ce n’est qu’après l’armistice de 1918 que cette partie de la rue au Beurre est débaptisée et reçoit le nom de Tabora, principale ville de l’ancien Congo allemand. Le 19 avril 1916, après plusieurs mois de combats, elle avait fini par tomber aux mains de la petite armée belgo-congolaise du colonel Tombeur (ça ne s’invente pas !).
Au fil de l’histoire, dans la foulée du voûtement de la Senne, de l’aménagement des grands boulevards et de l’arrivé de la Bourse, on construit tout autour du bâtiment d’origine qui se retouve complètement enclavé, en conservant juste une « strotje » de passage.
Un vrai miracle que l’estaminet ait survécu à tous ces bouleversements jusqu’à nos jours. Un miracle que l’on doit à la famille « Steppé », au gouvernail de « La Bécasse » depuis plus de 130 ans.
L’arrière grand-père fait l’acquisition du fond de commerce en 1877 et rachète la maison 8 ans plus tard …à la quatrième génération, ses arrières petits-enfants n’ont pas lâché la barre; ils maintiennent le cap avec la même passion. Pour la p’tite anecdote: le grand-père « Prosper », a vu le jour en juin 1882 dans un coin de la salle du 1er étage. Comment, après cela, ne pas y être viscéralement attaché ?Ce p’tit détour par l’histoire nous a éloignés de la porte que nous étions prêts à franchir. Allons-y…
Ceux et celles qui y viennent pour la première fois s’attendent à trouver un minisculous caberdouche.
La large salle aux murs lambrissés de bois avec son plafond à caissons, crée la suprise. Une grande cheminée sur la gauche, un bar aux cuivres rutilants à droite, de longues banquettes en bois le long des murs, les suspensions en fer forgé, les vitraux, le vieil escalier qui mène à une seconde salle de même dimension à l’étage…
On a l’impression qu’ici, le temps s’est arrêté et que rien n’a changé depuis des lustres.
Ce qui frappe au premier coup d’oeil c’est l’éclectisme de la clientèle. L’endroit est apprécié par tout le monde: jeunes étudiants, pensionnés, familles, touristes d’un jour (dûment munis de leurs guides), s’y mêlent en toute convivialité.On y boit…
Au fût: les incontournables Lambic doux (Jeune gueuze douce et ambrée) et Lambic blanc, servis au 1/2 ou au litre dans des brocs en terre cuite émaillée.A la bouteille: un vaste choix de bières belges blondes, ambrées ou brunes, parmi lesquelles on épingle la Bourgogne de Flandre, la Kwak (bière du cocher), l’Iris, la Saint-Feuillien, la Delirium Tremens, la Hoegaarden Grand Cru, la Gueuze Cantillon, la Trappiste de Rochefort …
Sans oublier la Kriek et les fraîches « Cerise », « Framboise » et « Pêche » de la brasserie Timmermans avec lesquelles on nous confectionne à la demande des « cocktails » de bières panachées.On y mange…
Amis des chips, des hamburgers et autres « fast-food », passez votre chemin…
De délicieuses « tartines » de pain artisanal sont servies sur planche et on a l’embarras du choix…Platekees, Potkaas, Kip-Kap, Bloedpens, Tête pressée, Cannibale et Cervelas …sont de la fête !
Tout récemment, j’ai fait découvrir l’endroit à un ami américain et à sa fiancée anglaise pour leur faire toucher du doigt l’authenticité bruxelloise. Lorsque j’ai tenté de leur traduire ce qui se cachait derrière ces noms barbares, ils m’ont juste répondu « Oh, My God! »…Mais ils ont vite changé d’avis après s’être laissés convaincre de commander ce que je leur suggérais.
Histoire de contenter les méfiants et les sceptiques, de plus classiques assiettes de salades variées et préparations chaudes (Croques, lasagnes, spaghettis) sont également au rendez-vous.
On n’y danse pas sur les tables, on n’y fume plus…
Mais on y cause ! (dans toutes les langues)
La clef de sa longévité et de son succès ? Avoir su rester simplement « authentique » sans tomber dans les pièges du folklore pour touristes.
Et si vous y passez un bon moment, n’oubliez pas la p’tite « dringuelle » usuelle pour le personnel actif et souriant habillé de grands tabliers en noir et blanc dans ce lieu particulièrement « haut en couleur »

Attention, adresse majeure ! Ce troquet, un des plus vieux de la capitale, incarne l’esprit populaire et rustique bruxellois. Il a été repris durant l’été 2018 mais rien n’a changé. Ses spécialités sont le lambic, la gueuze et la kriek sans oublier les délicieuses tartines et salades généreuses. L’histoire de l’estaminet remonte à 1877, quand la famille Steppé investit l’ancien relais de poste. Ce n’est qu’après le rétrécissement de la place que la rue Tabora fut créée ainsi que l’impasse du café, reconnaissable à l’oiseau incrusté dans le trottoir à l’entrée.

Horaires et périodes d’ouverture

Lundi 11:00 — 00:00
Mardi 11:00 — 00:00
Mercredi 11:00 — 00:00
Jeudi 11:00 — 00:00
Vendredi 11:00 — 01:00
Samedi 11:00 — 01:00
Dimanche 11:00 — 00:00

À la Bécasse

CONTACT & RÉSERVATION

Adresse

Rue de Tabora 11, 1000 Bruxelles, Belgique

En savoir plus :

Réservation :

CONTACT & RÉSERVATION

Adresse

Rue de Tabora 11, 1000 Bruxelles, Belgique

En savoir plus :

Réservation :

Tarifs

Les tartines a partir de 4,20 €

Les plats a partir de 7,60€

le prix  bières varie entre 3,00 et 7,00 €

Informations complémentaires

Ouvert le dimanche : oui

Services : Parking à vélo, Wi-fi gratuit

Équipements :Accès personnes à mobilité réduite, Climatisation

Mode de paiement :Espèces,Visa, Mastercard

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